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JB initia l'année 1968 en achetant la station de radio WJBE à Knoxville,dans le Tenessee.Puis il achetera également WEBB à Baltimore et WRDW à Augusta,celle la meme ou il cirait enfants les chaussures des passants et des soldats.
Le Militantisme Noir de JB commence a prendre forme,il devient l'un des plus grand capitaliste noir et il n'oublie pas pour autant la rue ,l'univers dans lequel il a grandit. Il cré des ½uvres de charités au profit de la communauté noire.Son black power est d'abord économique. (Voir les articles sur la lutte pour les droits civiques)
Paradoxalement cette générosité,meme si il en les moyens,va souvent de pair avec une situation financière assez floue,ou les recettes de ses gros concerts sont transportées par sacs entiers remplit de dollars.JB justifiera souvent son manque de rigueur comptable par rapport à son manque d'éducation.Malgré ses relations haut placées,a la Maison Blanche par exemple,le fisc lui demande a la fin de l'année 68 deux millions de dollars d'impots impayés et se saisit de tout ses livres de comptes.Apres le décès du fidèle Ben Bart,JB mal conseillé ,va passer dorénavant une grande partie de sa carrière à essayer de rembourser ses dettes.Malgré tout ses démelés financier,il n'en a jamais voulu a l'administration fédérale,arguant du fait qu'en leur temps Frank Sinatra et Elvis Presley avaient eux aussi affaire a elle.

Un tournant se produit dans la vie de James après l'assassinat de Martin Luther King Jr le 4 avril de la meme année (Voir l'article sur la lutte pour les droits civiques). C'est a ce moment la que s'érige la conscience politique de JB a l'issue de laquelle il seras recu par le président Jonhson. Le 7 aout 1968,il enregistre « say it loud,i'm Black & i'm Proud » et c'est ainsi que JB devient « le noir le plus important d'Amérique » (titre qui lui est donné par le magazine Look) .Au mois de Janvier 1969,il est invité au bal présidentiel pour célébrer l'élection de Richard Nixon.
Mais sa réussite individuelle ,grace à laquelle il entendait promouvoir l'Amérique noire ,ne lui valut pas que des amis .Certains extremistes l'accusaient de « trahir sa communauté »,notamment suite a la condamnation de toutes formes de violence lors d'une entrevue virulente dans le lobby de l'Appolo avec Rap brown ,le successeur de Stokely Carmichael à la tete d'un SNCC (Student Non-Violent Coordinating Committeee) de plus en plus radicalisé.

Ainsi en 1969,JB décide de quitter New York,trop agité et de revenir dans le Sud paisible de son enfance,fuyant en meme temps un divorce,un procès en paternité et ses 1ers soucis avec le fisc.A Augusta ,il s'installe dans l'un des quartier les plus chic et le plus Blanc de la ville.Ou il fut jadis banit de la ville.JB se souvient : « Dans mon nouveau quartier ,j'ai rencontré le fils du juge qui m'avait condamné adolescent.Je lui ai dit que son père avait cherché à m'éloigner de la ville et que je ne lui en voulais pas.Je pense qu'il était en embarrassé ! »Il ne fut pas le seul ,puisqu'a l'idée d'habiter dans le meme quartier que le « soul-brother n°1 »,certains habitant lui proposérent de racheter sa maison deux fois le prix qu'il avait payé afin qu'il quitte le quartier !
Certains notables Blanc ne comprenait toujours pas comment un Noir illettré pouvait mériter un tel succès populaire et une telle reconnaissance sociale.

Le 22 octobre 1969,il épouse Deedee,rencontrée a Baltimore.Célébré dans sa ville de naissance,à Brantwell,en Caroline du Sud le mariage fut sujet a des commentaires témoins d'un racisme devenu banalisé :l'officiant de la mairie dira : « Je les ai mariés sur le porche.Celui ci est très joli .Je marie la plupart de mes couples de couleurs dehors,à moins qu'il ne pleuve ,auquel ca je les fais rentrer a l'interieur » ( ca me sidère !) .Cependant ,JB ne prit meme pas la peine de lui repndre,il en avait vu d'autre !

# Posté le mardi 01 août 2006 08:52

Modifié le mardi 01 août 2006 17:54

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Le 25 avril 1970 ,JB enregistre ce qui va devenir la référence des dancefloors ,et pour ma part l'un des meilleurs sons de James : « Get Up (I feel like being a) Sex Machine ».
Le FUNK est réellement né apres l'enregistrement de ce morceau !
L'intro est purement hérité du gospel par ses jeux de « call & response » ou il implore ses musiciens à le suivre dans sa transformation en « sex machine » ..like a sex machine man !,doin' it..,la guitare de Phelps « Catfish » Collins ,le frère de Bootsy, délivre un groove répetitif et incisif.Bien entendu la batterie,les cuivres et le piano sont la pour renforcer ce funk brut et délivrer la mélodie.
Paradoxallement, ce hit a été enregistré alors meme que la plupart de ses musiciens venait de le quitter a l'exception de Bobby Byrd et Jabo Starks.

Car au début de l'année 70,de nombreux musiciens se séparent de James Brown lassés par tant de severité et de perfectionnisme.
N'oubliez qu'il imposait régulièrement des amendes ou d'autres sanctions à ses musiciens.C'était un véritable despote, mais malgré tout il s'en imposait lui-même pour montrer l'exemple .
Ainsi,Fred Wesley jette l'éponge un an apres avoir intégré la formation.L'orchestre s'etait mis en grève le 9 mars 1970,en raison d'un retard des salaires et de conditions de travail toujours plus drastiques ,avant de démissioner en bloc.Sans le moindre regret JB demande a Bobby Byrd d'aller chercher de nouveaux musiciens. Il va chercher Bootsy Collins,son frère Phelps et d'autres de leurs amis musiciens.
Bootsy se souvient : « J'étais juste heureux d'etre présent .James été notre héros.Etre sur scène avec lui était hallucinant.La veille ,nous jouions encore bénevolement.Et le lendemain ,Bobby Byrd nous appelle pour nous demander si nous étions pret à aller jouer avec JB.Pendu à mon télephone ,j'étais bouche bée.Nous avaons quitté Cincinatti à six heures.Alors nous sommes diretement allés de l'aèroport à la salle de concert.nous étions en jeans et T+-shirt,l'air affolé.,travsersant le groupe alors que celle-ci criait « Voici le groupe ! »Nous ne savions plus ou nous étions .Des que nous somme montés sur scène,a peine nos instruments branchés,JB nous demande de jouer Cold Sweat .c'était aussi simple que cela.Et en un clin d'½il ,nous étions devenu LE groupe de James Brown .Sans la moindre répetition ! Nous connaissions tous ses morceaux ,de toutes manière.Chaque groupe noir à cette époque connaissait son répertoire. ».

Originaires de Cincinnati ,ils formaient un groupe appellé les pacetters ayant peu d'experiences mais possedant la vitalité de la jeunesse .Mais ils avaient qd meme accompagnés Marva Wythney sur scène et le véteran Hank Ballard.Grace au jet privé de JB, le soir meme,les musiciens montent sur scène comme si de rien ne s'était passé.Eh oui, on ne se fait pas prier deux fois pour jouer avec le Godfather !

JB s'entoure également du batteur Frank Waddy et d'une nouvelle sections de cuivres sous le regard incrédules et écoeuré de Maceo Parker et des autres grévistes.
Rien n'aurait arreté JB meme pas son groupe originel qui avait inventé le funk avec lui.
Meme si le groupe ne seras pas à la hauteur des anciens le 1er soir,ces derniers,Maceo en tete, s'en vont ,débectés.

Cette nouvelle formation de JB est rapidement baptisée « the new breed band » avant d'adopter le nom de JB's.,lors de la 1ere session d'enregistrement studio de « sex machine »,le 25 avril 1970.Dans son autobiographie JB raconte comment il a transmis le son funk a Bootsy : « Lorsque j'ai rencontré bootsy,celui-ci jouait bcq de basse,de manière trop volubile.JE lui ai montré l'importance du 1er temps dans le funk.Je lui ai dit de s'accorder sur les parties dynamiques de ce 1er temps au lieu de jouer autour de lui .Ensuite ,il pouvait laisser voyager sa basse au bon endroit ,après ce 1er temps fondamental ».
Bootsy et les JB's inaugurent une nouvelle ère :elle sera celle de la sueur,de la danse et du sexe en bref, elle seras Funk.D'ailleurs JB n'hésite pas a porter a se moment la une tunique moulante sur lesquels sont brodées les lettres SEX et ses JB's ont largement pris a contre pied les differents courants musicaux de l'époque en méttant l'accent sur le 1er temps alors que le rock,le jazz ou le R&B insistaient toujours sur le 2e et 4e temps .

Par la suite ils enregistrent « give it up or turn it loose »,la section cuivre prends alors moin d'importance qu'auparavant ce qui est normal puisque les JB's étaient médiocres coté cuivre comparé à l'ancienne formation.Désormais la section rythmique seras prédominante.
Au mois d'octobre 1970 sort l'album « super bad » ou l'égo de James peut enfin s'envoler.Et je peux vous dire que le morceau super bad est d'une grande puissance rythmique,encore un son idéal pour le locking,comme la plupart des sons de james.
JB est au sommet de sa créativité ,il enchaine aves les singles « soul power » qui seras repris en solo par Maceo Parker et « get up,get into it,get involved ».

Cependant,la forte personnalité de Bootsy est à l'origine de son départ chez George Clinton et son LSD , puis sa carrière solo. Bootsy ne souhaite pas rester dans l'ombre toute sa vie,les JB's n'étaient qu'un tremplin vers le succès.Pour des problèmes d'argents, Bootsy et sont frere Catfish claquent la porte.
Ce qui soulageras James car ,en effet, leurs comportements devenaient de moin en moin gérable apres qu'ils aient goutés à la célébrité et aux acides.Un soir,sur scène,Bootsy fut persuadé que le manches de sa basse s'était transformé en serpent,il quitta alors précipitamment la scène.Ce genre de comportement est pour JB intolérable qui ne supporte pas le moindre écart de conduite .Raison de plus pour s'en séparer.
De l'orchestre en lambeau il ne reste plus que St clair,Cheese,et Jabo.

Très vite l'orchestre est rejoint de nouveaux par Fred Wesley qui forme alors Fred Wesley & the new JB's...les nouveaux JB's.Qui reprendrons le flambeau encore pendant 4 ans avant que ne s'amorce le déclin du Godfather.
Il incombre alors a Fred Wesley de redresser la barre et d'aller vers une nouvelle direction,baptisée « new new super heavy funk » par JB lui meme qui s'en autoproclame immédiatemment ministre.
Le groupe signe alors chez Polydor et sort en 1971, l'album « hot pants » avec le fameux single qui porte son nom et en 1972 « there it is » qui dresse un constat éffarant de la réalité des ghettos noirs.
Dans la foulée il sort également son 3e album live a l'Appollo ou sur la pochette on le voit derrière les barreaux d'une prison, celle de Ryker Island ou il vient jouer pour les détenus.
Puis c'est au tour de « get on the good foot »,son 1er double album ou il arborre sur la pochette une imposante coupe afro.

Egalement ,JB n'oublie pas d'exploiter le filon des bandes de films, en pleine explosion « blaxploitation ».Il signe la B.O de « black caesar » au mois de 1973 en compagnie de Fred Wesley, qui contient le hit « the boss » (récemment samplé par le rappeur Nas et dont le refrain à sans doute influencé Snoop Dog avec son album « paid that cost to be the boss ») alors que Lynn Collins chante sur « mama feels good » (enorme son !) . « Black Caesar » est un black movie qui évoque les mafias noires de Harlem, dont le héros est Fred Williamson, surnommé « le parrain de harlem » dans le film.C'est a ce moment qu'il acquiert le surnom de « Godfather of soul » a l'instar de la star du film.
Il compose également le titre « The Payback » pour le film « Hell Up In Harlem » qui est refusé par le réalisateur, qui trouve le son pas assez funky !un comble pour James ! Un chanteur de Motown lui voleras la vedette sonore .Mais JB,fidele a lui-même,se venge avec éclat en sortant le titre « The Payback » en 1974 qui devient n°1 des charts R&B alors meme qu'il vient de sortir d'une nouvelle rude épreuve, son fils étant mort dans un accident de voiture le 14 juin 1973.
Durant toute sa vie le seul éxutoire à sa douleur sera la scène.

Par la suite il sort le double album « Hell » ;ou l'enfer de james est la drogue,le crime,la guerre,la prison,les impots ,le fisc,le chomage,la maison blanche,.. rien que ca !
Le 1er septembre il monte sur scène à Kinshasa au Zaire dirigé alors par le dicateur Mobutu devant 20000 personnes.Ce spectacle n'est qu'une introduction pour le championnat du monde de boxe des poids lourds entre Mohammed Ali et George Foreman.Ce pays Africain accueille simultanèment les 2 plus grandes vedettes noires américaines :Ali et James.Il joueras également pour le président Gabonais Omar Bongo pour la modique somme de 60000 $ .

Le trombone de Wesley apportat une nouvelle orientation au son de James comme il l'a reconnu : « Mon role était de retranscrire de facons musicale ce que James Brown me demandait.Je savais que si je pouvais faire comprendre cela à un musicien ,avec la seule energie de JB,cela fonctionnerait.D'après mon expérience ,on pouvait mettre presque n'importe qui dans le groupe et celui-ci sonnait toujours bien grace à James.Sa présence seule suffisait à faire un groupe.Il pouvait me siffler n'importe quoi je m'occuperais de le faire fonctionner.James était l'instigateur de tout.J'ai du désapprendre tout se que je connaissais afin de comprendre son nouveau langage.Celui ci était totalement déconnecté de ce qui s'était fait avant,meme de sa propre musique.James avait compris que je comprenais. »
C'est pourquoi,en confiance,le patron donne carte blance aux JB's pour enregistrer leurs propres morceaux et meme leurs albums,un luxe plutot rare dans l'entourage de James.C'est ainsi que sort l'album « food for thought » de 1972 qui est une tuerie avec « gimme some more » , « pass the peas », « blessed blackness » qui sonne plutot jazzy , « the grunt » ..et notamment le morceau « to my brother » qui époustoufla il n'ya pas si longtemps le grand lockeur Junior Almeida lors de sa première écoute.
Malgré tout JB renvoit Wesley car il avait osé parlé de retard de paiement, mais il le réintegre quasi immédiatemment.
Quant à Maceo Parker ,apres avoir connu une carrière solo plutot fructueuse sous le nom de Maceo & the King's men avec lesquels il enregistra les hits « got to get cha » et « doin' there own thing », finit de nouveau par rejoindre avec son saxophone ,en janvier 1973 , l'orchestre de James.
L'année suivante Maceo sort l'album « Us » qui est un triomphe (c'est vrai que c'est un très bon album, sur lequel on trouve les titres « party », « doin' it to death » et bien sur l'incontournable « soul power » revisité par maceo et son fameux break de saxo samplé par J.Lo et d'autres artistes avant elle)
En 1974 ,les JB's sortent également l'album « Damn right i'm somebody » dernier sursaut civique dont le titre n'est autre que l'injonction prononcé par le réverand Jesse Jackson au concert Wattstax qui bientôt se présente comme candidat dans le camps démocrates.il apparaît d'ailleurs sur « same beat » lors d'un meeting de campagne.
L'année d'apres sort l'album « Hustle with speed » signe des dernières vitalité du groupe,qui ne se géne pas pour reprendre à leurs compte Sly Stone et B.T express .Cet album est également excellent,je le recommande à tout les bboys ,on y retrouve notamment la reprise « thank you for lettin' me be myself and you be yours » interprété initialement par Sly & The family stone sous le nom de « Thank you » et « it's not the express it's the JB's monorail » interprété initialement par B.T Express sous le nom de « The Express »

Malgré tout,Le 4 juillet 1975 Fred Wesley quitte le navire et rejoint lui aussi la famille déjanté du P-Funk aux cotés de Georges Clinton , ainsi que les vétérands du groupe.JB va alors faire appel a des musiciens de studio,sa carrière se décline lentement apres 20 ans au sommet .
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# Posté le mercredi 02 août 2006 15:29

Modifié le samedi 25 novembre 2006 17:16

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Les années 70 deviennent de plus en plus dures a supporter pour notre super megalo ,en effet,difficile de rivaliser avec les shows d'Earth,Wind & Fire,de Parliament et Funkadelic veritable spectacle pyrotechnique qui remplissent des stades entier! Depassé par les delires de la galaxie P-funk et le disco,miné par des problemes d'argent,James Brown n'est quasiment plus mediatisé.
Le courant Disco feras certainement beaucoup de tort a JB comme il le reconnaitra dans son autobiographie : « La musique Disco m'a énormement blessé.J'enregistrais des albums de funk dur que polydor essayait d'adoucir,alorsd que le public achetait des disques sans substance.la disco est un genre interressant pour les artistes car ils n'ont rien a faire.tout n'est que séquenceurs électroniques et BPM ,rien que des machines !Il s'agit d'une vaste fumisterie.ils pensaient tous qu'ils pouvaient mettre leur costume de Superfly ,ouer une seule note et que cela en ferait des stars !Mais ce n'était pas la réponse appropriée .Tout cela a sapé les bases musicales pour lesquelles de nombreux artistes ,dont moi,s'étaient battu si durement depuis les anneés 60.les maisons de disques aimaient le disco car c'était une musique de producteur.Et elles n'ont pas vraiment besoin d'artistes pour faire du disco.Elles n'ont pas de souci à se faire concernant les artistes retors :les machines n'ont pas de repartie.Et contrairement aux artistes ,on ne les paie pas .Le discoest devenu un enregistrement d'avocat .les juristes et les comptables pouvaient enfin produire des disques. »
Pan ! Voila une critique incisive, voir meme prémonitoire et qui s'applique tout a fait aux musiques modernes comme la house ou certains groupes de hiphop.Cependant toute la disco n'était pas a jetter et elle ne se résumait pas a Patrick Hernandez ou les Bee-Gees ,je pense notamment a la latin disco comme Salsoul Orchestra ou Joe Bataan.
D'autre part le public ne vient plus voir les artistes en concerts sur scène mais préferent ler se déhancher en discothéque sous les boules à facettes.

Le Funk qui donneras au hiphop ses fondations rythmiques ,se transformera en Go-Go dans les club noirs de Washington DC et évoluera, à Chicago et à Detroit en House Music au fil des années 80 (voir chapitre sur la house et le disco).
Malgré tout JB récidive en 1976 avec « get offa that thing » ou il obtient l'un des derniers succés de sa carrière.Ce morceau est pour moi sans doute l'un des meillleur de James ! je ne m'en lasse pas et il constitue un standard pour le locking.

En 1978,il sort « take a look at those cakes » (Oh mon! Dieu regarde ces popotins!) ou il s'exstasie durant 11 min sur les fesses des jolies filles.
Cependant, pour la 1ere fois en 20 ans , JB se retrouve sans groupe original.Les JB's l'ayant progressivement abandonné au profit de George Clinton pour la plupart.
Au lieu d'anticiper les modes comme il l'avait fait depuis les années 60 JB se sent obliger de suivre le mouvement disco qui progressivement l'entraineras au fond du gouffre.
Ainsi, il sort son hit disco « the orginal disco man » qui ne récolteras que la 50e place du classement de Billboard.JB n'arrive pas à se remettre sur les rails.
Il quitte Polydor s'étant brouillé définitivement avec le label.
il publiera Rapp Payback en réponse ,sur un autre labe,l en guise de vangeance.

James semble sombrer dans l'abyme alors que parallelement la culture Hiphop commence à émerger avec GrandMasterFlash,Sugarhill gang, etc...
C'est d'ailleurs grace aux samples de ce courant et d'artistes comme Public Enemy,Eric B.& RAkim,LL cool J etc.. qu'il sera resuscité.
En septembre 1984 ,il enregistre un duo avec le roi de la Zulu Nation Afrikaa Bammbataa intitulé « Unity » ,ou ils invitent l'humanité à s'unir dans l'amour,la joie,la fete par dela nos differences.Malheuresement le single passe quasiment inapercu.

Le veritable come back de James est le morceau « living in america » qui signe la B.O du film Rocky IV ,véritable propagande pro-américaine des années Reagan.Rocky,incarné par Sylvester Stalone,renvoi sans doute au boxeur Beau Jack,idole de James durant son enfance .
Le 23 janvier 1986 il fait parti des 10 artistes intronisé au Rock'n'Roll Hall Of Fame véritable temple de la musique.Cela revient à lui remettre la légion d'honneur de la musique.

Malheuresement son retour est de courte durée.
En 1988,il est condamné a 6ans de prisons pour violation du code..6 ans c'est beaucoup,les juges sudiste étant sans doute agacé par son arrogance d'ancienne superstar jamais descendu de son trone mégalomane.En fait,furieux que l'on utilise ses toilettes privés dans son bureau à Augusta ,JB sous l'emprise de la drogue alla chercher son fusil et menaca son personnel afin de trouver le coupable .Comportement paradoxal pour quelqu'un qui à été élevé sans eau courante.
Alertée la police locale arriva sur les lieux.JB surpris par le son des sirénes s'enfuisit alors en pickup et fut pris en chasse par la police qui ne tira pas moin de 23 balles afin de stopper son véhicule qui finit sa course dans un fossé .Pour amadouer les policiers venant l'appréhender,pon raconte qu'il leur avait montré quelques pas de danses en leur répetant qu'il était le James Brown !Libéré sous caution ,il alla emboutir quelques véhicules dans le centre ville d'Augusta au volan de sa lincoln toujours défoncé.Tout cela avant que sa femme Adrienne n'appelle énième fois la police pour une dispute conjugale.Ces exemples illustrent parfaitement cette tendance à l'autodestruction et se manque de rationalité qui ont souvent animés sa carrière, paradoxal pour un homme qui a consacré sa vie à construire sa propre légende. Incarcéré pour violence,possession illegale de drogue et d'armes a feu,il ne sortira de prison qu'en 1991.

En 1992 il recoit le plus préstigieux des Grammy Awards le Lifetime Achievment Award qui couronne toute sa carrière.

En 1996, sa femme décède tragiquement des suites d'une opération chirugicale ésthétique.

Depuis il s'adonne a des tournées mondiales afin de donner l'occasion à toutes les génerations de voir l'inventeur du Funk en chair et en os,et bien sur de renflouer ses caisses.Une chose est sur James Brown mourira sur scene:De sa crise cardiaque pendant un concert (15 min de reanimation) puis il revient sur scene,a ce bout de metal qui lui transperse le genou pendant qu'il chante "please,please,please"(ce qu'il ne l'empechera pas de terminer sa chanson) et a son evanouissement du haut d'un balcon (Son orchestre s'arrete alors de jouer puis quand il reprend ses esprits fou de rage il lance a ses musiciens:"Pourquoi avez-vous cessez de jouer?",ces derniers signent alors un contrat: a aucun moment ils ne doivent s'arreter de jouer!

En 1998,il tente un énième sursaut musical avec son album « i'm back »,ses cris ne ressemblant plus qu'a des rugissement de vieux lion.

En 2001,il se marie pour la 6e fois ,avec Tomi Rae,avec laquelle il aura son septième enfant,James Brown II,alors qu'il est déjà neuf fois grand père et deux fois arrière grand-père.

Fidele a lui-même ,il n'oublie pas de distribuer à chaque noel des cadeaux aux enfants des rues d'Augusta.

# Posté le mercredi 16 août 2006 09:18

Modifié le mercredi 16 août 2006 12:15

JAMES BROWN BIOGRAPHIE FIN

JAMES BROWN BIOGRAPHIE FIN
En 2003,on lui remet la médaille Kennedy pour les arts et à cette occasion Collin Powel n'hésite pas à le nommer « secrétaire de la soul et ministre des affaires étrangères du funk ».

Avec ses 800 cents chansons ,James Brown est désormais un véritable mythe, une légende vivante . Recemment,outre son arrestation pour violence conjugale en janvier 2004 , le 26 décembre de la meme année,il jouait en Asie du Sud-Est Asiatique apres que le tsunami est ravagé toute cette région .A cette occasion il n'oubliera pas de rappeller dans un orgeuil exacerbé : « Toute la musique jouée dans la dernière partie du XXe siècle vient de James Brown.Le XXIe siècle est celui de James Brown .Que ce soit du Rap,du HipHop,du Gospel ou de la country ne fait aucune diffèrence.Tout le monde utilise mon apport rythmique et je suis heureux car j'ai pu apporter quelque chose à la musique. »
Il n'a pas tort d'un certain point de vue , car il fut d'une part le révelateur de la funk music et d'autre part ,l'un des pionniers de la musique moderne apportant notamment au Hiphop son tempo à contretemps grace aux séquences instrumentales de titres comme « super bad » , « give it up or turn it loose », « sex machine », « soul power » .
Aujourdhui JB peut regarder son parcours avec fierté ,il est l'incarnation vivante du reve américain,il n'a pas seulement subit l'Histoire mais il l'a également crée.En guise de retraite et surtout pour renflouer ses caisses,ils donnent des concerts chaque année a travers le monde et percois les droits d'auteurs de ses ½uvres car c'est l'homme qui à été le plus samplé du monde (je n'ose meme pas compter ,vous pouvez trouvez une liste non-exhaustive des samples utilisés dans le livre « Funk » de Dave Thompson édité en anglais).Must du must,il possède désormais son propre boulevard !!!!! Le JAMES BROWN BLD ! (et il était parti de rien !, « from the street to the street baby ! »)
Un hommage de plus à son apport dans la musique moderne mais aussi à ses différentes actions sociales.

Quoiqu'il en soit,James Brown reste l'un des plus grand artistes de la musique populaire du XXe siécle tout comme Louis Amstrong et Michael Jackson.

# Posté le mercredi 16 août 2006 09:19

Modifié le mercredi 16 août 2006 12:19

JAMES BROWN DISCOGRAPHIE

Voici une discographie séléctive de James Brown ,elle comprends uniquement les albums sortis sous forme de LP (et non les centaines de 45 T qu'il a sortit ).D'autre part je dresserais une petite liste des chansons qui ont été le plus samplées.

1960-THI
NK
1961-THE AMAZING
JAMES BROWN
1961-JB
AND HIS BAND/NIGHT TRAIN
1962-JB AND
HIS FAMOUS FLAME
196
3-LIVE AT THE APOLLO
1963-PRISONER LOVE

1964-PURE DYNAMITE
:LIVE AT THE ROYAL
1964-SHOWTIME
1964-G
RITS AND SOUL
1966-
JB PLAYS JB TODAY AND YESTERDAY
1966-MI
GHTY INSTRUMENTAL
1
966-JB PLAYS NEW BREED
1966-THE JB CHRI
STMAS ALBUM
1966-HAN
DFUL OF SOUL
1967-T
HE JB SHOW
1967-RAW
SOUL
1967-LIVE AT T
HE GARDEN
1967-JB P
LAYS THE REAL THING
1967-COLD SWEAT
196
8-JB PRESENTS HIS SHOW OF TOMORROW
1968
-I CAN'T STAND MYSELF
1968-I GOT THE FE
ELIN'
1968-JB PLAYS
NOTHING BUT SOUL
1
968-LIVE AT THE APOLLO II
1968-THINKING
ABOUT LITTLE WILLIE JOHN AND A FEW NICE THINGS
1968-A SOU
LFUL CHRISTMAS
1969-
SAY IT LOUD
1969-GE
TTIN' DOWN TO IT
196
9-JB PLAYS AND DIRECTS THE POPCORN
196
9-IT'S A MOTHER
1970
-AIN'T IT FUNKY
197
0-SOUL ON TOP
1970-I
T'S A NEW DAY SO LET A MAN COME IN
197
0-SEX MACHINE
1970-H
EY AMERICA
1971-SUP
ERBAD
1971-SHO IS FU
NKY DOWN HERE
1971-
HOT PANTS
1971-REVO
LUTION OF THE MIND
1
972-THERE IT IS
197
2-GET ON THE GOOD FOOT
1973-BLACK CAESE
R
1973-SLAUGHTER'S
BIG RIPP-OFF
1974-TH
E PAYBACK
1974-HELL

1975-REALITY
1975-S
EX MACHINE TODAY
19
75-EVERYBODY DO THE HUSTLE AND DEAD ON THE DOUBLE BUMP
197
6-HOT
1976-GET UP OF
FA THAT THING
1977-
BODY HEAT
1977-MUTH
A'S NATURE
1978-JAM
1980s
1979-TAKE A L
OOK AT THOSE CAKES
1
979-THE ORIGINAL DISCO MAN
1980-PEOPLE

1980-HOT ON THE ONE

1980-SOUL SYNDROME

1981-NON STOP
1981-
LIVE IN NYC
1983-BR
ING IT ON
1986-LIVE
IN CONCERT

Bien su
r sa carrière continue jusqu'en 1999,mais je préfére m'arreter aux années 80 ,son dernier gros tube étant « living in america » sorti en 1986.

Je vous con
seille également 3 compilations :
-Jame
s Brown's Funky People vol.1 et 2 qui présentent la plupart des titres phares des productions de James.On retrouve ainsi Vicky Anderson,Bobby Byrd,Lyn Collins,Marva Whytney,Hank Ballard..
-Start
ime,sorti en cd en 1991 mais qui existe toujours actuellement.C'est un coffret qui comprends 4 CD et qui retrace 30 ans de carrière du « Soul-Brother n°1 » de 1954 à 1984 jusqu'à son duo avec Afrika Bambataa.Je conseille ce coffret à tous ceux qui souhaite découvrir ou redécouvrir James Brown.

En ce qui me c
oncerne,mes titres favoris reste « sex machine » (je ne me lasse pas de la guitare de Catfish Collins), « Get Up Offa That Thing », « People get up and drive your funky soul », « there was a time », « super bad », “give it up or turn it loose”,”can't take it with you” et “untitled instrumental”.Tous ses morceaux possédent une grande force rythmique ,tous sont idéal pour le Locking et meme certains pour le break comme “give it up or turn it a loose”.

Voici une petite playlist:
Can't take it with you
Get Up offa that thing
Give it up or turn it loose
I love you (belle ballade de James)
Untitled Instrumental
Sex Machine
Super Bad
The Boss
The Drunk
There it is
We Gonna Have A Funky Good Time
I Refuse To Loose
Funk Bomb
Baby Here I Come
There Was A Time



Pour finir quelques artist
es hiphop qui ont samplés JB:
-The Bos
s :ICE-T ("you played yourself"),Lord Finesse("bad mutha"),NAS,Big Daddy Kane("Niggaz never learn")...

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Cold Sweat:Jazzy Jeff & The Fresh Prince ("taking it to the top"),Ice Cube("Jaclin' 4 beats"),Public Enemy("Prophets of rage","welcome to the terrordome","how to kill a radio consultant")...

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Funky Drummer:Jazzy Jeff & The Fresh Prince ("Too Damn Hype","Jazzy's Groove","HipHop Dancer's theme","Pump up the bass","Magnificient Jazzy Jeff"),
Eric B. & Rakim
("Relax with Pep","Lyrics of fury"),Gangstarr ("2 deep"),Ice Cube ("Jackin' 4beats","Edangered Species"),Ice-T ("radio suckers","Ain't new ta this"),Kid'N'Play ("Foreplay","Sleepin"),LL Cool J ("Mama said you knock me out","Nitro","Booming System","Fast Peg"),Masters at Work ("justa a lil' dope"),Mc Lyte ("Brooklyn"),George Michael ("Waiting for that day"),NWA ("fuck da police","Quiet on da thing"),Public Ennemy,Redman,2Pac,...

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Funky President:Jazzy Jeff & The Fresh Prince ("Who Stole my car","Jazzy's in da house"),Eric B. & Rakim ("Eric B. is president","Made My Day"),Gangstarr ("Knowlege","Gotta get over"),Ice Cube ("I wanna kill Sam","Horny lil' devil","Jackin' 4 that beat"),LL Cool J ("Fast Peg","Ain't no stoppin' this","6 Minutes of pleasure"),NWA,Kid'N'Play..

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Get on the Good Foot:EPMD ("Jane 3"),Mc Hammer ("Pump it up"),Kool Moe Dee,..

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Get Up Offa that thing:Ice-T ("Killing Felds"),Public Ennemy ("Rebel Without a Pause").

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Give it up or turn it loose:Miles Davis ("Blow"),Gangstarr("Gotch U"),Public Ennemy,NWA,..

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It's Man's,Man's,Man's World:Ice Cube,2Pac..

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The Payback:LL Cool J,Erick Sermon ("Safe Sex"),2 Pac,Run DMC,Ice Cube,EPMD,En Vogue,..

Voici,et la l
iste est loin d'etre finit croyez moi!

# Posté le mercredi 16 août 2006 09:19

Modifié le vendredi 25 août 2006 07:46